Compositeur Iacob Muresianu (fils) 1857-1917

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1857-1917


Compositeur, chef d’orchestre, pianiste, pédagogue, rédacteur et publiciste, fondateur de l’ école musicale nationale roumaine de Transylvanie, organisateur de la vie musicale et artistique de Transylvanie, Iacob-Petru Muresianu fils est né le 29 juin 1857, à Brasov. L’atmosphère artistique de sa famille, du foyer paternel, a été favorable à l’affirmation du talent musical du petit Iacob, doué d’une ouïe absolue. Son talent musical a été encouragé par ses parents (Iacob Muresianu père, le journaliste, et sa mère, Sevastia), qui lui ont offert une bonne éducation en musique à Brasov, ou il a étudié la théorie et la composition musicale, le piano et le chant.

Études universitaires. Après les études musicales de Brasov et une période de professorat et d’expérience dans les cercles musicaux de Vienne, Iacob a suivi les cours du Conservatoire Royale de musique du Leipzig comme boursier de l’Église Métropolitaine Grecque Catholique de Blaj. Durant cette période il a créé beaucoup de compositions. À un concours de composition du 1882 il obtient le prix “Mendelssohn Bartholdy” pour deux canon-duets.

Après avoir fini ses études, en 1883, il revient à Brasov ou il devient professeur de musique au Gymnase Roumain Grecque Orthodoxe et chef d’orchestre et du choeur de l’église orthodoxe “St. Nicolas” ainsi que de la “Réunion Roumaine du Chant”. Le credo de Iacob subsiste pour toujours dans son rôle d’artiste qui met tout son talent et son énergie à créer les bases et développer l’école roumaine de musique et à l’épanouissement de la culture roumaine. Préoccupé surtout par le folklore roumain, Iacob valorise intensément cette richesse nationale en recherchant des mélodies populaires à adapter dans ses compositions. Sa création prend alors une nouvelle direction: l’élaboration d’une conception scientifique de valorisation de l’art musicale roumaine, qui sera ultérieurement la base même de notre école nationale de musique.

En 1888 il se marie avec Otilia Brandusianu, professeur de piano et très bonne soliste vocale. Elle a été un grand appui pour Iacob tout au long de sa vie et dans toutes ses démarches culturelles. Ils auront ensemble huit enfants, dont quatre seulement atteindront la maturité. Dans toutes ses préoccupations artistiques, les membres de sa famille – sa femme et ses enfants – ont apporté l’aide dont il avait besoin. Ils ont participé systématiquement à tous les concerts organisés par Iacob, en qualité de pianistes, de solistes ou de choristes.

Pour partager sa vision sur la nécessité de la formation d’une école nationale de composition, dans laquelle on valorise surtout le folklore roumain, Iacob a créé « La Muse Roumaine », la première publication musicale roumaine de Transylvanie. Le magazine a été publié entre 1888 et 1907. Son caractère était éducationnel, informatif. Il contenait de la musique et des articles qui sont classés en trois groupes: des articles à programme (dans lesquelles Iacob exposait son concept de composition), articles d’histoire de la musique (avec un but éducationnel, d’initiation et familiarisation avec l’évolution de l’art musicale et avec ses grandes personnalités) et des articles divers. La partie musicale contenait des pièces pour le piano, violon, chorale, lieder, etc…

Iacob a travaillé et a continué à bâtir son œuvre toujours sur le même chemin, dédié à développer et émanciper la musique culte roumaine jusqu’à la fin de sa vie. À l’automne de 1916, après s’être réfugié avec la famille à cause de la Première Guerre Mondiale (de Blaj a Oradea et a Beius), il est tombé malade aux poumons; il s’éteigne le 25 mai 1917.

Sa contribution a l’évolution de la musique roumaine est premièrement celle de créateur d’un langage musical. Sa création comprend plus de 250 compositions: l’oratorio Le Monastère D’Arges, des ballades pour solistes, chœur et orchestre (Erculeanul, Brancoveanu C-tin), 7 opérettes, plusieurs lieder, des chorals, 25 créations de musique liturgique et religieuse, 52 pièces pour piano, 6 pièces pour grand orchestre et pièces pour la fanfare.